« les Diablotines » de Jean-Paul Wenzel.
Mise en scène de Lou et Jean-Paul Wenzel.
Avec Manuella Montoya, Sarah Berrier, Marina Guerot, Noémi Glesener, Magali Kothenschulte, Jean-Yves Lefèvre.
Impressions Philippe Barrailla.
Photos Sophie Leloup.
Les diablotines
Cette fois, c’est fini. Le festival 2026 s’achève sur un ton léger, sous la forme d’une petite pièce en trois volets spécialement écrite par Jean-Paul Wenzel pour l’occasion, et répétée depuis un an par quatre patientes du Centre Médico-psychologique de la Charité, sous la direction de Lou Wenzel et de l’auteur.
La mise en scène, qui avait été initialement conçue comme une déambulation des acteurs et du public, a été victime du mauvais temps : tout le monde s’est replié au sec.
Quatre diablotines (féminin non reconnu par l’Académie) progressent avec difficulté dans un environnement aqueux dont on ne saisit pas immédiatement la nature. Réfugiées dans une grotte sombre, elles attendent on ne sait quoi tout en devisant gentiment, puis entrevoient une lumière mystérieuse qui les attire irrésistiblement comme la promesse d’une libération imminente.
Scène suivante : une parturiente au ventre démesuré a commencé le travail, sous les encouragements d’un obstétricien échevelé sous la charlotte duquel on devine Jean-Yves Lefèvre dans un rôle peu coutumier.
Les efforts de la mère se concrétisent par la sortie successive de quatre bébés (des filles), dans lesquels on reconnait les quatre diablotines du début, déjà très matures pour leur âge. Peu avares de commentaires, à peine nées, elles houspillent le spécialiste et observent leur mère en faisant des remarques désobligeantes.
Les acteurs sont très à l’aise et pleins d’énergie, et le texte à l’humour décalé est vraiment réussi. Chapeau à tous !
Que le septième festival du Garage-théâtre se termine par une naissance est de bon
augure : nul doute que le huitième va bientôt entrer en gestation et accoucher, en 2027, de belles émotions théâtrales et de retrouvailles amicales, et voir le jour pour notre plus grand bonheur.
