Thomas Mardell (Théodule) et Hans Kunze.
Impressions Joseph Chaudière.
Photos JYL.
Théodule
Je ne viens que rarement au Garage Théâtre, mais je m’étais promis de revenir pour voir cette version finalisée, sinon aboutie de cette performance.
Présentée il y a quelques temps en « sortie de résidence », ce magnifique spectacle, dérangeant pour certains, interrogatif pour d’autres qui y ont trouvé des parallèles avec ce qui peut se passer dans certaines de nos « démocraties », des mauvais esprits à n’en pas douter !
Dérangeante, cette performance l’est ! Mais que reste-t-il de l’art si il n’est pas dérangeant ? A-t-il un intérêt si il nous laisse sans réaction ? Ne se doit-il pas de nous pousser dans nos interrogations et nos sentiments les plus extrêmes ?
Électrocuté, regonflé au compresseur, flingué au révolver, tabassé à coups de battes, gazé… tel le phoenix Théodule renaît sans cesse des turpitudes du montreur de « freaks », une belle allégorie de la résilience…
Jusqu’à son index, dans cette chambre à gaz, dernier à disparaître dans ce gaz létal, qui nous désigne, nous, qui n’avons ni réagi ni bougé, matin brun…
A n’en pas douter, cette performance artistique ne connaîtra pas de fin, faisons confiance aux deux artistes pour en ajouter, encore et encore… Rendez-vous pour la suite…
Dans tous les cas, elle laissera des traces… au moins de sang…
