Concert Gérard Morel

Photos Dominique Flahaut

Gérard MOREL
Concert
vendredi 16 janvier à 20h30

Concert « au chapeau », sans réservation, suivi de la traditionnelle « auberge espagnole ».

Ci-dessous « ilsont dit, ils ont écrit… » :

Si vous voulez trouver Gérard Morel, cherchez-le dans la cour de récréation. Il ne l’a jamais quittée. Il y a inventé et il y invente toujours mille et une façons de prendre la vie du bon côté, par le bon bout, à la rigolade. De se lever du bon pied. De faire des surprises et de combiner des farces. Ou de regarder les gens, les choses et les événements qui nous arrivent avec un œil qui les grossit, les rapetisse, les met cul par-dessus tête et, au bout du compte, nous les fait apparaître autrement qu’au premier regard.

(…)

Il a cette délicatesse de plume, de cœur et d’expression qui le conduit à insuffler de la légèreté aux choses lourdes, pesantes ou pénibles, à donner des couleurs au banal, à nous donner l’impression – quelquefois vraie, quelquefois fausse – que la vie, la nôtre, pourrait avoir la grâce, la bonne humeur, la santé, la vitalité, la poésie, l’inattendu, la franchise et le goût de l’amitié qui truffent ses chansons.

 

Philippe Meyer

 

Le vrai vrai bonheur, c’est rare !

Le donner vraiment en cadeau, c’est rare !

Et avec en plus un formidable sourire, un grand humour et une belle complicité humaine, c’est encore plus rare !

Et dans un genre difficile : la chanson ; et de ce genre dit « mineur » (mineur de fond oui !) il en fait un art majeur.

Qui fait tout ça ? Gérard Morel.

On dirait que tous les grands de la chanson française, de la grande « tradition », lui ont donné un baiser en lui disant : « Vas-y petit, vas-y Gégé !… »

Et il y va le Gérard !

Le bonheur intégral je vous dis ! Le bonheur, il le crée et le partage, et alors naissent le rire, la joie, la gaieté, l’émotion, le commun de nous tous…

 

Jean-Louis Hourdin

 

 

Pour définir Gérard, on pourrait citer tout ce qu’il n’est pas : un fort-en-gueule, un vitupérateur, un péremptoire. Il ne fait pas ni la leçon, ni la morale, ni la gueule. Jamais. Il a mieux à faire. En l’occurrence, des chansons. Des chansons de toutes sortes, drôles, douces, facétieuses, bienveillantes, coquines, tendres, comme s’il en pleuvait, des chansons marrantes, comme s’il en pleurait. Des chansons tirées au cordeau, aussi précises que fantaisistes, aussi délicates que déconneuses.

Avec un entêtement farouche, une obstination tenace, Gérard a décidé de ne pas traiter du méchant, du violent, du dégueulasse, du merdeux. Gérard préfère raconter le beau, le doux, le tranquille, le fragile. Ce qui dénote, de nos jours, un caractère sacrément fort. Il trousse une berceuse pour endormir la fille d’un bon copain, il compose un blason pour vanter la gorge de sa bien-aimée, il chante le chat, la prunelle des yeux de celle qu’il aime. Il n’est pas de ceux qui donnent des mots d’ordre, des sentences, des préceptes, des instructions.*

Il a quand même un slogan, une devise, une morale : Vive la caillette ! Personnellement, je souscris.

François Morel